Comment les jardineries s'adaptent à la météo ?

L’année dernière, des gelées dans l’Ouest et des températures entre 2 et 8° en dessous des moyennes de saison ont retardé la floraison du muguet de 15 jours. En 2015, les premières clochettes sont apparues bien avant le 1er Mai à cause d’un hiver particulièrement doux avec des nuits entre 10 et 12°. Tous les ans, se tient le festival des cerisiers en fleurs à Washington. Traditionnellement, il commence le dernier samedi du mois de Mars, échéance bien difficile à respecter face à une météo de plus en plus capricieuse. Ces dernières années, la faune et la flore sont déboussolées par un printemps qui arrive trop tôt ou en retard, un hiver trop doux ou un automne trop sec et les jardineries, dont le chiffre d’affaires dépend en grande partie des conditions météorologiques, en pâtissent énormément.


Affecté par les aléas climatiques, le marché a reculé de 5 à 8% ces dernières années. En 2013, à cause d’un printemps moins ensoleillé et plus froid que d’habitude, les ventes des jardineries ont chuté d’environ 30%. Or elles réalisent 70% de leur chiffre d’affaires entre mars et mai. (Le point, Les jardineries en quete de renouveau pour sortir de leur "météo dépendance", 2014). Face à cette hyper dépendance météorologique, les jardineries ont mis au point différentes stratégies.

La première consiste à diversifier leurs activités et à se spécialiser dans un autre secteur. Ainsi, certaines jardineries vont étoffer leur offre avec un rayon alimentaire et habillement, faire le pari de la décoration de jardin ou encore proposer une offre autour du bien être. Cette stratégie est doublement payante car elle permet aux jardineries d'être moins impactées par les aléas climatiques en proposant des produits dont la météo sensibilité est moindre, et de se différencier des magasins concurrents avec un positionnement marketing différent. A ces concurrents, il faut ajouter les grandes surfaces de bricolage et alimentaires qui représentent 20% et 30% du marché.

La seconde stratégie est d’exploiter ce potentiel météo-sensible pour en faire un atout plus qu’un désavantage. A titre d’exemple, une célèbre enseigne belge, met en avant les bulbes qui sont déjà fleuris et les plantations qui seront le plus à même de s’épanouir dans le jardin en fonction du temps à venir. Weather-to-action, le logiciel développé par Metigate, permet d’exploiter les  fenêtres météo favorables pour les produits météo sensibles d’une enseigne et ainsi d’optimiser les ventes par une meilleure gestion de la communication, des stocks et des têtes de gondole !

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