Impact climat ou météo ? Ne vous trompez pas de cible !

S&P Global Ratings vient de publier les résultats d’une étude sur l’intégration du risque climatique par les entreprises américaines du S&P 500 qui montre que seulement 4% des entreprises ont quantifié l'impact des événements climatiques sur leurs résultats, mais que lorsqu’elles l’ont fait, cette problématique était saisie par le top management dans 86% des cas, démontrant un intérêt grandissant des entreprises pour ce sujet et une véritable prise de conscience.

Revenons toutefois sur la notion d’impact climatique… Il règne une grande confusion autour de ce terme qui mélange plusieurs impacts et donc plusieurs approches : l’impact des événements extrêmes sur l’activité (e.g. neige, inondations, tempêtes), l’impact des tendances à long-terme sur l’activité (e.g. hausse globale des température), et l’impact de la météo au quotidien sur l’activité (e.g. il n’y a plus de saisons).

Metigate a remarqué cette année en France que beaucoup d’entreprises, et notamment Fnac-Darty dans le retail, avançaient des arguments météo pour expliquer leurs résultats, mais en ne tenant compte uniquement de l’impact des quelques jours de neige en décembre 2017 qui avaient provoqué une baisse de fréquentation majeure dans les magasins… Ces arguments répondent bien au premier point de l’impact climatique, à savoir l’impact d’événements extrêmes sur l’activité mais dans le cas du retail, Metigate a montré que, hors véritable catastrophe naturelle d’origine climatique, ces épisodes extrêmes ont beaucoup moins d’impact que les effets de la météo au quotidien : quelques jours de chiffre d’affaires pour les événements extrêmes avec un rattrapage des ventes suite à l’événement et une activité e-commerce moins touchée que les magasins, contre une soixantaine de jours de chiffre d’affaires  pour la météo au quotidien, sans effet de rattrapage !

Il est important pour les entreprises, et notamment dans les secteurs du retail et du e-commerce, de ne pas se tromper de cible. L’impact de quelques jours de neige ou d’autres événements extrêmes, encore une fois non catastrophiques, est beaucoup moins important qu’une météo fluctuante au quotidien, et une absence de saisons marquées, et ces bien à ce phénomène qu’il faut s’adapter en priorité !

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