Pourquoi pleut-il toujours au Grand Prix de Monaco ?

A quelques jours du Grand Prix de Monaco, qui aura lieu du jeudi 25 mai au dimanche 28 mai, les Monégasques ont l’esprit fébrile et l’oeil rivé sur les prévisions météorologiques. Ajoutons que les fidèles supporters du Grand Prix auront pris la précaution d’apporter avec eux un parapluie car c’est bien connu :” Il y a toujours de la pluie au Grand Prix de Monaco”. Les grands événements sportifs, de par leur fréquence et leur ampleur, s’inscrivent dans notre mémoire de manière presque indélébile. Ainsi, nous nous attendons tous les ans à un soleil radieux pour le tournoi de Roland Garros et la majorité d’entre nous a plutôt un bon souvenir de ce qu’il ou elle faisait lorsque la France a été sacrée championne du monde de football en 1998. De même, pour la plupart des Monégasques, le Grand Prix de Monaco se déroule traditionnellement sous la pluie... La météo a un impact psychologique certain sur notre souvenir des grands évènements sportifs, à tel point qu’elle peut parfois tromper notre perception d’une compétition sportive : le Grand Prix de Monaco en est l’exemple idéal et Metigate vous explique tout.

 

Le mois de Mai à Monaco n’est pas le plus pluvieux, c’est en moyenne 5 jours de pluie quand il y en a 7 en Avril et 4 au mois de Juin. Comme le Grand Prix se déroule 4 jours au mois de Mai, la probabilité d’avoir de la pluie au moins une fois sur la durée de l'événement est d’environ 50%, et celle d'avoir de la pluie le jour de la course est de 16% (n'hésitez pas à nous contacter pour les détails du calcul !). Voilà pour la théorie, et en pratique, sur 40 courses automobiles à Monaco de 1977 à 2016, 8 seulement ont été pluvieuses : en 1982, 1983, 1984, 1993, 1996, 1997, 2008 et 2016. Avec 1 Grand Prix sur 5 pluvieux, soit 20%, nous sommes loin de l’imaginaire forgé par les supporters de la course autour cet événement et proches des 16% de probabilité théorique d'avoir une course pluvieuse .

 

D’où vient alors cette “croyance populaire” autour du Grand Prix ? S’il y a bien quelque chose qui marque l’esprit des spectateurs c’est la récurrence d’un événement. Or par deux fois, le Grand Prix de Monaco a enchaîné les éditions sous la pluie, de 1982 à 1984 et de 1996 à 1997, assez pour faire du Grand Prix un évènement qui se déroule sous la pluie. D’autre part, les courses pluvieuses ont des dénouements spectaculaires que ce soit en 1983 avec la victoire éclatante du Finlandais Keke Rosberg qui avait misé sur des pneus slicks avant tous ses concurrents ou en 2016 avec la victoire de Lewis Hamilton sur Daniel Ricciardo, pénalisé par une erreur stratégique lors du changement de pneus qu'imposaient les trombes d’eau sur la piste. La pluie rebat les cartes lors d’une course, pose des difficultés techniques aux pilotes et promet des rebondissements dont sont friands les spectateurs. Autant d'éléments qui font des Grand Prix sous la pluie des courses mythiques et contribuent à fonder cet imaginaire collectif autour de cet événement.

Un bel exemple d'impact de la météo sur la psychologie. N'hésitez pas à nous contacter pour en savoir davantage, c'est justement l'expertise de Metigate !

 

 

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