Spoiler alert : lorsqu'il pleut, on vend plus de parapluies

Lorsqu'il pleut, j'achète un parapluie, pas vous ? Sortir son parapluie par un jour de pluie relève de l'évidence, tout comme en acheter à la dernière minute pris au milieu d’une averse. Je ne vous apprendrai rien non plus en vous disant que lorsqu’il pleut, les recherches de “parapluie” sur Google montent en flèche. Pour autant, un Breton n'achètera pas son parapluie au même moment qu’un Marseillais. Explications :

 

La distribution des pics de recherche de parapluie sur une année n’est pas uniforme, elle diffère d’une région à l’autre en fonction de la pluviométrie.

A Marseille, le parapluie est plébiscité à la fin de l’automne et au début de l’hiver alors qu’en  Île-de-France, il a la cote au début de l'automne et à la fin du printemps. Pour d’autres régions, où les précipitations sont plus régulières et abondantes, l'intérêt du parapluie est constant, comme en Normandie par exemple. Nous sommes bien loin du cliché d’achat du parapluie en automne. Les régions ayant le même profil de précipitation annuelle présentent des pics de recherche similaires, c’est le cas notamment de l’Alsace et l'Île-de-France par exemple.

 

Autre subtilité dans l’achat du parapluie, la durée et l'intensité d’un épisode pluvieux n’affecte pas les Français de la même manière dans l’acte d’achat. A Marseille, deux jours après un épisode pluvieux, l'intérêt pour les parapluies augmente alors que dans la capitale, il faut compter trois jours et ce, après un épisode pluvieux plus long, pour réveiller l’envie d’un parapluie. Ainsi, un consommateur habitué à un climat pluvieux mettra plus de temps à acheter un parapluie, ou du moins à s’y intéresser.

 

L’achat d’un parapluie ou l'intérêt de l’achat varie donc d’une région à l’autre en fonction du climat local et des habitudes des consommateurs, l'automne n’a aucunement le monopole du parapluie.

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